Show-Chun Lee

Show-Chun Lee
Réalisatrice, productrice
Taiwan

Descendante d’un grand-père paternel d’une minorité Hakka à Taiwan, qui était un peintre, guérisseur et créateur d’un des courants taoïstes à Taiwan. Un père né à Taiwan, mais qui a grandi au Japon, qui ne savait qu’écrire en japonais. Fascinée par les peintures, les récits étranges et les techniques de guérison de son grand père, elle s’était jurée d’apprendre l’art de son grand père.
À 16 ans, sous les lois martiales taiwanaises, sans prévenir ses parents, elle arrête ses études au lycée professionnel d’audiovisuel, et seule, elle déménage dans une montagne près de Taipei pour devenir une peintre à plein temps. Mais le soir elle devait redescendre à la ville en scooter afin de travailler dans un fast-food américain, pour payer ses dépenses et son loyer.
Le directeur de son lycée, JIN Yin Rue, a pris Show Chun LEE sous son aile. Il l’a amené voir les autres montagnes de Taiwan, pour filmer les rituels des différentes ethnies des aborigènes. Avec ce professeur JIN, elle participait et filmait la première manifestation illégale des ouvriers de textile à Taiwan. Pendant les tournages de ces documentaires, son professeur JIN lui ‘ racontait ’ les images de Jean Rouch, au moment où, à Taiwan, on n’y trouvait pas encore ses films. Pendant ces années-là, elle enchaînait les travails comme photographe de plateau, assistante de réalisation et de production au cinéma et assistante de mettre en scène au théâtre.
À 20 ans, fascinée et poussée par son imagination pour les films de Jean Rouch, elle est arrive en France. En 1996, ayant des équivalences par ses expériences documentaires, elle est acceptée exceptionnellement sans diplôme par l’École des Hautes Études en Sciences Sociales pour reprendre ses études d’anthropologie visuelle, où elle a obtenu le diplôme de DEA en 1999 avec les félicitations du jury.
À Paris, elle découvre l’art contemporain, passionnée par les peintures, les performances et les vidéos d’art, elle décide en 2000 d’arrêter sa thèse sur « Aspects économiques et psychologiques de la communauté chinoise en Europe », une thèse à mi-chemin entre l’anthropologie visuelle et l’ethnopsychologie.
En même année, elle a passé le concours du Fresnoy, Studio national des arts contemporains. Ses vidéos au Fresnoy sont sélectionnées par le commissaire d’exposition Hans Ulrich Obrist au Musée d’art moderne de Paris, sur les jeunes artistes émergents. Ses œuvres artistiques sont ensuite programmés plusieurs fois par Caroline Bourgeois, l’ancienne directrice du Plateau, Le Frac Ile-de-France (Fonds régional d’art contemporain), l’actuelle directrice de La Punta della Dogana et Le Palazzo Grassi de la Fondation Pinault à Venise.
En 2011, son premier long-métrage de fiction Shanghai Belleville, a obtenu le soutien du CNC et de la Commission d’Île de France, produit par Clandestines Films. Pendant plusieurs années, le montage du film n’a pas pu être terminé, les rushs du film sont disparues à cause de différents sur le montage avec la production. La même année, le décès prématuré à 46 ans de son compagnon peintre et vidéaste Anthelme LEE, le père de sa fille. Elle décidé alors de consacrer son temps à sa famille et de continuer à écrire ses scénarios, et ne pas aller jusqu’au procès avec la production pour obtenir les droits du film Shanghai Belleville.
Entre 2012 – 2015, elle aidait sa fille Thalia BANGE à gérer le « Loft d’ Anthelme », une galerie d’art contemporain et l’atelier d’artiste de son compagnon pour organiser des expositions, des performances et aussi des résidences d’artistes.
En 2013, elle est lauréate du soutien au scénario de long-métrage du CNC pour son deuxième long-métrage « Madame Zhou » (Trop loin à l’ouest, c’est l’est). À cette occasion, le CNC est intervenu afin que son premier film Shanghai Belleville soit enfin retrouvé et que le montage soit repris. Mais le problème de la délivrance de l’agrément de production, l’empêche son parrain du CNC le distributeur de Zootrope Films Gilles BOULENGER de sortir le film.
En 2014, elle séjourne en Afrique dans les zones de concessions forestières pour écrire son scénario « Profanes ». Vivant dans un dortoir d’ouvriers chinois au fin fond de la forêt africaine au nord de Congo Kinshasa. Elle a enfin concrétisé son fantasme sur les films de Jean Rouch.
En décembre 2015, après des négociations du CNC, Shanghai Belleville est finalement sorti en salles dans toute la France par Zootrope Films, le film a obtenu ‘ l’Aide sélective à la distribution de film‘ du CNC.
En 2016, création de sa propre société de production « Les films du Tropique » avec Jérémie SFEZ. Actuellement, en tant que productrice, elle est séjourne à Taiwan et en Chine pour le montage de finance de son deuxième long-métrage « Madame Zhou », produit par sa propre société avec Jérémie SFEZ.
La même année, elle est lauréate du soutien au scénario de long-métrage de la Commission Île de France pour son troisième long-métrage « Un Chinois dans les tranchées ».
En 2018, « L’amant chinois (ancienne titre, Un Chinois dans les tranchées) » en production à Taiwan. Elle est également directrice artistique du centre d’art de La Maison mère de « Sunrice Yehjinfa », était une boutique de distributeur de riz, créée en 1923, et située à l’extrémité nord de Tataocheng (Twatutia), quartier historique du riz et du thé.

Show-Chun Lee
Director, Producer
Taiwan

A descendant of a paternal grandfather of Hakka minority in Taiwan, who was a painter, healer and creator of one of the Taoist currents in Taiwan and with a father born in Taiwan, but who grew up in Japan, who could only write in Japanese,Show Chun LEE grew up fascinated by the paintings, strange stories and healing techniques of her grandfather and father.
At the age of 16,without warning her parents, she stops her studies at the audiovisual vocational high school, and alone, moves to a mountain near Taipei to become a full-time painter. In order to support herself as a painter, each evening she had to go down to the city by scooter and work in an American fast-food to pay for expenses and rent.
The director of her high school, JIN Yin Street, took Show Chun LEE under his wing. He took her to see the other mountains of Taiwan, to film the rituals of different ethnic groups of the aborigines. With this new teacher and guide, she participated and filmed the first illegal demonstration of textile workers in Taiwan. Later she took various jobs as a photographer, production assistant, film assistant and assistant stage director.
At 20, fascinated and driven by her imagination for Jean Rouch’s films, she traveled to France. In 1996, due to her work a a documentary filmmaker, she was accepted exceptionally without a degree by the School of Advanced Studies in Social Sciences to resume her studies in visual anthropology, where she obtained the diploma of DEA in 1999 with the congratulations of the jury.
In Paris, she discovered contemporary art, passionate about paintings, performances and art media, she decided in 2000 to terminate her thesis on « Economic and psychological aspects of the Chinese community in Europe ».
In the same year, she successfully passed the contest Fresnoy, National Studio of Contemporary Arts. Her videos at Fresnoy were selected by curator Hans Ulrich Obrist at the Museum of Modern Art in Paris for young emerging artists. Her artistic works were then programmed a multitude of times by Caroline Bourgeois, the former director of the Plateau, the Frac Ile-de-France (Regional Fund of Contemporary Art), the current director of La Punta della Dogana and Palazzo Grassi of the Pinault Foundation in Venice.
In 2011, her first feature film Shanghai Belleville, with the support of the CNC and the Commission of Ile de France, was produced by Clandestines Films. However the editing of the film took many years before being completed. In 2011, following the death of her companion painter and videographer and the father of her daughter, Anthelme LEE, she decides to devote her time to her family.
Between 2012 – 2015, she helped her daughter Thalia BANGE to manage the « Loft of Anthelme », a contemporary art gallery and the artist’s studio of her late companion.
In 2013, she won the support for the feature film script of the CNC for her second feature film « Madame Zhou » (Too Far West, It’s East). On this occasion, the CNC intervened so that her first film Shanghai Belleville is finally completed.
In 2014, she travels to Africa to write her « Profanes » scenario. She writes and lives in a dormitory with Chinese workers deep in the African forest north of Congo Kinshasa.
In December 2015, after CNC negotiations, Shanghai Belleville is finally released in theaters across France by Zootrope Films.
In 2016, under the production of her own company she produces « Les films du Tropique » with Jérémie SFEZ. Currently, as a producer, Show Chun LEE has been living in Taiwan and China editing her second feature film « Madame Zhou », produced by her own company with Jérémie SFEZ.
The same year, she won the support for the feature film script of the Ile de France Commission for her third feature film « A Chinese in the trenches ».
In 2018, « The Chinese lover (former title, A Chinese in the trenches) » is put into production in Taiwan. Show Chun LEE is also the artistic director of the Art Center of The Mother House of « Sunrice Yehjinfa », what used to be a rice distributor shop, established in 1923, and located at the northern end of Tataocheng (Twatutia), historical district of rice and tea.

 

شو شان لي
مخرجة و منتجة

تايوان

ينتمي جد شو شان لي، من جهة والدها، إلى أقلية هاكا في تايوان ، وقد كان رسامًا ، معالجًا ومبدعًا بأحد التيارات الطاوية في تايوان. والدها ازداد في تايوان ، لكنه نشأ في اليابان ، حيث لا يثقن الكتابة سوى باللغة اليابانية. افتتنت بالرسومات والقصص الغريبة وتقنيات علاجات جدها، فقررت تعلم فنه
في سن السادسة عشرة ، وفي ظل القوانين العسكرية التايوانية ، توقفت عن دراستها في المدرسة الثانوية لمهن السمعي البصري دون أن تخبر والديها ، لتنتقل، وحدها، إلى جبل بالقرب من تايبيه لتصبح رسامة بدوام كامل. ولكن في المساء ، كانت تضطر إلى النزول إلى المدينة بواسطة دراجة نارية « سكوتر » للعمل في محلات الوجبات السريعة الأمريكية ، لضمان عيشها ودفع إيجارسكنها
احتضنها مدير ثانويتها ، جين ين ري، فأخذها لرؤية جبال تايوان الأخرى ، لتصوير شعائر الجماعات العرقية المختلفة من السكان الأصليين. مع هذا الأستاذ جين ، شاركت و صورت أول مظاهرات غير قانونية لعمال النسيج في تايوان. خلال تصوير هذه الأفلام الوثائقية ، تكلم لها أستاذها جين عن أفلام جان روش ، في الوقت الذي لم تكن هذه الأفلام موجودة بعد في تايوان. خلال تلك السنوات ، عملت كمصورة بالبلاطو ومساعدة إخراج وإنتاج أفلام ومساعدة مخرج بالمسرح
في سنها 20 ، رحلت إلى فرنسا مفتونة بأفلام جين روش . وفي عام 1996 ، بعد أن حصلت على مكافئات شواهد بفضل تجاربها الوثائقية ، تم قبولها، بشكل استثنائي وبدون شهادات علمية، بمدرسة الدراسات العليا في العلوم الاجتماعية لاستئناف دراستها في الأنثروبولوجيا البصرية ، حيث حصلت على دبلوم الدراسات المعمقة سنة 1999 مع تهنئة من لجنة الإشراف على الامتحان
في باريس ، اكتشفت الفن المعاصر. ولأنها شغوفة بالفنون التشكيلية والعروض الفنية وأشرطة الفيديو قررت سنة 2000 وقف أطروحتها حول « الجوانب الاقتصادية والنفسية للمجتمع الصيني في أوروبا » ، وهي أطروحة تنتمي للأنثروبولوجيا البصرية وعلم النفس الإثني
في نفس السنة ، اجتازت مباراة فريسنوي ، الاستوديو الوطني للفنون المعاصرة، ليتم اختيار مقاطع الفيديو الخاصة بها في فريسنوي من قبل المنسق هان أولريش أوبريست في متحف الفن الحديث في باريس ، حول الفنانين الشباب الناشئين. ثم تمت برمجة أعمالها الفنية عدة مرات من قبل كارولين بورجوا ، المديرة السابق لبلاطو لو فراك إيل دو فرانس (الصندوق الإقليمي للفن المعاصر) ، والمديرة الحالية للابونتا ديلا دوجانا و بالازو غراسي لمؤسسة بينو في البندقية
في سنة 2011 ، حصل فيلمها الروائي الأول Shanghai Bellevilleعلى دعم المركز الوطني للسينما و لجنة إيل دو فرانس . خلال عدة سنوات ، لم يكن من الممكن الانتهاء من مونتاج الفيلم ، بسبب خلاف مع المنتج. وفي نفس العام ، توفي عن سن 46 رفيق دربها الرسام ومصور الفيديو أنتيلم لي ، والد ابنتها. فقررت تكريس وقتها لعائلتها ومواصلة كتابة نصوصها ، وعدم اللجوء إلى المحكمة مع المنتج للحصول على حقوق فيلم Shanghai Belleville
بين عامي 2012 و 2015 ، ساعدت ابنتها تاليا بانج في إدارة « لوفت أنثلم » ، وهو رواق للفن المعاصر وورشة فنية لرفيقها الراحل، لتنظيم المعارض والعروض والإقامات الفنية
في سنة 2013 ، فازت بدعم سيناريو الأفلام الروائية الطويلة من المركز الوطني للسينما لفيلمها الروائي الثاني « مدام زو » (بعيدا عن الغرب ، هناك الشرق). في هذه المناسبة ، تدخل المركز الوطني للسينما من أجل العثور أخيراً على صور أول فيلم لها « شنغهاي بيلفيل » وتم استئناف المونتاج. غير أن بعض المشاكل الأخرى حالت دون خروج الفيلم.
في سنة 2014 ، أقامت في أفريقيا بمناطق امتيازات الغابات لكتابة سيناريو « Profanes ». حيث عاشت في مرقد للعمال الصينيين في أعماق الغابات الأفريقية شمال الكونغو كينشاسا. وبذلك حققت أخيرا تصوراتها عن أفلام جان روش
في ديسمبر 2015 ، بعد مفاوضات مع المركز الوطني للسينما ، تم عرض فيلم Shanghai Belleville أخيرًا في قاعات السينما في فرنسا عن طريق Zootrope Films ، وحصل الفيلم على l’Aide sélective à la distribution de filmمن المركز الوطني للسينما
في سنة 2016 ، أنشأت شركة إنتاج خاصة بها « Les films du Tropique » مع Jérémie SFEZ. تعيش حالياً ، كمنتجة ، في تايوان والصين لتمويل فيلمها الطويل الثاني « مدام زو » ، الذي أنتجته شركتها الخاصة مع جيريمي سفيز
وفي العام نفسه ، حصلت على دعم سيناريو الفيلم الطويل من لجنة إيل دو فرانس عن فيلمها الطويل الثالث « « Un Chinois dans les tranchées ». ».
في عام 2018 ،  » L’amant chinois (العنوان السابق ، Chinois dans les tranchées ) » بلغ مرحلة الإنتاج في تايوان. وهي أيضا مديرة فنية لمركز الفن في بيت الأم ل « Sunrice Yehjinfa » ، الذي كان متجر لتوزيع الأرز ، تأسس في عام 1923 ، ويقع في الطرف الشمالي من Tataocheng Twatutia، حي الأرز و الشاي التاريخي

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