Mot du Comité d’Organisation

Des rêves qui en génèrent d’autres, des valeurs humanistes qui en appellent d’autres, d’autant plus humaine et universalistes, voilà l’histoire de notre rapport au cinéma, l’histoire de tous que soyons cinéastes professionnels ou cinéphiles humblement dilatantes ; c’est aussi l’histoire du Festival International de Films de Femmes de Salé.
A priori, dès sa gestation, il a été conçu comme Festival consacré aux films de femmes. A posteriori à son éclosion, il était d’ores et déjà, un Festival qui célèbre “le cinéma au féminin”, qui présente des regards croisés de femmes et d’hommes, à travers leurs films et leurs performances artistiques, concernant les univers et les sensibilités féminines.
D’édition en édition, nous découvrons que les questions du genre, telles qu’elle sont traitées, filmées et montrées par ces films au féminin sont indissociables de bien d’autres questions sociales, culturelles, économiques et humaines. D’année en année de nouveaux horizons s’ouvrent devant nous, de nouvelles interrogations s’imposent à nous au point que nous nous trouvons confrontés à un foisonnement d’options et d’approches. C’est ainsi que le Festival à sa
6ème édition, faisant preuve de plus de maturité et de réalisme, c’est senti tenu de faire des choix et de fixer des priorités, tout en adoptons une approche cumulative. C’est ainsi que s’est greffée aux autres volets systématiques institué dans le programme du Festival, un nouveau volet qui en assure l’intersection, par son omniprésence et ses questions partout incontournables.
Ce volet est consacré à un cinéma bien circonscrit dans des sphères régionales, ethniques, linguistiques, culturelles ou autres, un cinéma porteur de questionnements spécifiquement universels. Cette année, pour des raisons que toute la littérature de cette édition, nous rendrons hommage au “cinéma de l’Afrique Sub-Saharienne”.

Salé Citadelle du Cinéma

Dans le souci de doter Salé d’une manifestation cinématographique d’envergure internationale, capable de refléter ses ancrages culturels, ethniques et linguistiques multiples, l’Association Bouregreg organise sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et en collaboration avec les acteurs institutionnels et associatifs nationaux et internationaux, publics et privés, Le Festival International du Film de Femmes de Salé, qui se veut un regard croisé d’hommes et de femmes sur des questions relatives aux conditions de la femme à partir d’une approche cinématographique qui privilégie la créativité et l’échange artistique.

La 6ème  édition du Festival International du Film de Femmes aura lieu du 17 au 23 septembre 2012. Elle marque le passage à la maturité et se positionne en tant que manifestation consacrée spécialement au « Cinéma Féminin ». Elle se démarque aussi des éditions précédentes par une conception thématique nouvelle à même de renforcer les portées et dimensions à la fois cinéphilique, éducative, culturelle et festive du Festival.

La programmation de cette édition s’articule sur deux axes règles :

  • L’inégalité globale des statuts homme / femme,
  • Le courage des femmes qui prennent le risque de l’émancipation par la création.

Elle comprend également des pôle d’animation qui réunissent plus de 70 films entre longs, courts  et documentaire récents, de qualité ayant une existence médiatique à l’étranger et  éventuellement  encore inédits au Maroc, citons comme exemple : la compétition officielle, le panorama, les séances spéciales et  en plein air, la femme dans le cinéma d’un pays invité, les hommages et les témoignages, un forum  ou une table ronde, une leçon de cinéma et des ateliers de scénarii.

En tant que manifestation tournée vers l’international, le jury du festival est composé de sept femmes, de différents horizons et cultures. Il décerne cinq grands prix officiels.

Le trophée  du festival intitulé « Cierge d’Or de Salé » est conçu par le plasticien marocain Hassan Slaoui.

400 invitations seront adressées à des personnalités du monde du cinéma entre professionnels, artistes, journalistes, universitaires et critiques, dont 150 personnalités  étrangères.

Les sites de projection et des autres activités parallèles retenus pour cette édition englobe tout le territoire de la Préfecture de Salé notamment les infrastructures appartenants à l’Association Bouregreg en particulier l’espace culturel et cinématographique  « Hollyood », équipé d’une salle de cinéma de plus de 900 places, le siège  et  le club scientifique de l’Association.

Règlement

Article 1 : Le Festival International du Film de Femmes de Salé a pour finalité de mettre en exergue tout apport artistique cinématographie à même de donner à la femme et de la femme l’image qu’elle mérite devant, sur et derrière l’écran.

Article 2 : La cinquième édition du FIFFS aura lieu du à Salé du 17 au 22 septembre 2012.

Article 3 : Le programme de cette édition comprend :

Une compétition officielle ouverte aux long métrage ayant été produits à compter du 1eroctobre 2011, et qui s’adaptent à la finalité du festival telle que définie dans l’article premier.

Article 4 : Ne peuvent être pré- sélectionnés et invités en compétition officielle que des films répondant aux critères fixés par ledit règlement.

Article 5 : Tous les films candidats à la compétition officielle doivent être présentés en version originale, sous titrés  en français et sur support 35 mm.

Article 6 : La date limite de dépôt des films candidats à la sélection officielle est fixée au 30  avril 2012. Date à laquelle doivent parvenir au Secrétariat du Festival la fiche d’inscription dûment remplie et signée, un synopsis du film en arabe, en français et en anglais, une photo du réalisateur, sa biographie et des photos film (2 au minimum).

Article 7 : La copie définitive de l’affiche du film sélectionné devra parvenir au Secrétariat du Festival avent le 15 juillet 2012 accompagnée d’une documentation complète et du matériel de promotion (Affiches de différentes formats, photos, press-book, etc…)

Article 8 : Les frais d’expédition du film participant à la compétition officielle sont à la charge du producteur

Les frais de retour, de magasinage et d’assurance des copies de films depuis leur réception jusqu’à leur réexpédition sont à la charge du Festival

Article 9 : Tous les films provenant de l’étranger sont soumis au régime de l’admission temporaire.

Article 10 : Les organisateurs désignent un jury international composé de sept (7) membres pour attribuer après délibération les prix du festival tels qu’ils sont fixés à l’article 11.

Article 11 : Le jury doit obligatoirement attribuer :

Le grand prix du Festival doté d’une récompense de 50.000 Dh.

Le prix spécial du Jury doté d’une récompense de 30.000 Dh.

Le prix du scénario doté d’une récompense de 20.000 Dh.

Le prix du premier rôle féminin doté d’une récompense de 15.000 Dh.

Le Prix du premier rôle masculin doté d’une récompense de 15.000 Dh.

Article 12 : Des mentions spéciales peuvent décernées par le jury du Festival.

Article 13 : Les questions non statuées dans le présent règlement restent du ressort des organisateurs.

Article 14 : La participation au Festival implique l’adhésion du présent règlement.

Festivale FIFFS

D’un pas serein et ferme le F.I.F.F.S., grâce à son team hautement qualifié et toujours prêt à gagner en professionnalisme, mais aussi grâce aux apports inestimables de ses collaborateurs et ses partenaires, a réussi non seulement à mieux se placer parmi les festivals les plus prestigieux à l’échelle tant nationale, qu’internationale mais il a aussi remporté le challenge de se surpasser, de sa première à sa quatrième édition. A la veille de sa cinquième édition, le festival, toujours soucieux d’aller de l’avant redouble ses efforts, non seulement pour optimiser l’usufruit de ses acquis antérieurs : ses ressources humaines ( une élite créative et innovante, une équipe bien rôdée en matière de programmation et d’organisation et un réseau de relations de plus en plus élargi) et matérielles ( infrastructures, espaces, réseaux de communications et image de marque), mais aussi afin d’élargir son champ d’action et de faire preuve de davantage d’ouverture sur de nouvelles idées, de nouveaux concepts opérationnels et de nouvelles relations à même de contribuer à l’évolutions permanente de cette manifestation qui se veut être à la hauteur des ambitions  tant des gens du cinéma et de l’art que des aspirations des habitants de la ville de salé et des Marocains en général.

C’est pourquoi l’Association Bouregreg est toute fière de parrainer, d’entériner et de l’investir inconditionnellement dans l’organisation de cette manifestation qui a d’ores et déjà gagné la confiance de tous.

La ville de Salé

La ville de Salé a été fondée sous l’égide des Banou Achara début du IIIème siècle de l’Hégire (IXème siècle de l’ère chrétienne). Elle fut la capitale de l’Etat de Banou lfern et les mérinides en firent leur seconde capitale après Fès. Elle s’est distinguée par son port maritime qui a joué un rôle important dans les échanges commerciaux avec l’Angleterre, la Hollande, l’Italie, etc. Les navires y importaient et en exportaient le coton, la tapisserie, l’ivoire, la cire, le miel et les armes. Mohammad Al Ayachi en fit, en raison de son emplacement stratégique, un bastion militaire maritime d’où il combattait toutes les tentatives d’invasion coloniales.

Les sites les plus importants de la ville :

  • La grande mosquée : bâtie vers 420 de l’Hégire par le Sultan Al Mansour AI Mouahidi.
  • L’école mérinide : fondée par le Sultan Abou Al Hassan Al Marini, en l’an 742 de l’Hégire.
  • La kasbah de gnaoua : bâtie par le Sultan Moulay Ismail Al Alaoui en 1092 de l’Hégire.
  • La sakkala et la grande tour : bâties par le Sultan Moulay Abderrahmane Al Alaoui, l’an 1283 de l’Hégire.
  • La muraille entourant la Médina : fondée par les mouahidines, elle fut achevée par les mérinides. L’une des portes les plus connues de cette muraille est Bab M’rissa qui servait d’accès pour la réparation des navires de guerre.
  • Zawiat Annassak (la zawia de l’hérmite) : bâtie par Abou Inane Al Marini. Lissane Eddine Bnou Al Khatib y séjourna lors de son passage par Salé.
  • Le sanatorium, l’hôpital et la faculté de médecine : c’est ce qu’on connaissait sous le nom de Foundok Askour.
  • L’aqueduc : dont le mur s’étend d’Ain Baraka à la grande mosquée.
  • Bab Fès et Bordj Rokni (fortification Alaouite) : ils accueillent aujourd’hui respectivement un espace culturel et le Musée Régional de la Marine.

La nouvelle ville de Salé

Le 21 juillet 1992, feu Sa Majesté Hassan II a fait don d’un terrain d’une superficie de 179 hectares pour la construction d’une ville nouvelle : Sala Al Jadida, destinée à héberger près de 120.000 habitants. On y trouve toutes sortes d’établissements et de services sociaux, culturels et éducatifs. Comme on y a construit la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales (9600 étudiantes et étudiants).

La population de la municipalité de Salé a atteint un million d’habitants environ et on prévoit qu’en 2020 elle serait la seconde ville la plus peuplée du Maroc. Cet essor est consolidé par le lancement par le Souverain, au cours de l’année 2006, de grands projets structurants ; tels : Le village “intelligent” “Technopolis” ainsi qu’un ambitieux plan de mise à niveau de la ville qui réduira les déséquilibres connus en son sein.

L’aménagement des deux rives de l’oued Bouregreg.

Depuis le lancement officiel du projet, les travaux d’aménagement ont pris un tournant décisif sur la voie de concrétisation. Portant sur une zone globale d’environ 6000 hectares, l’aménagement de la vallée vise à réhabiliter le site et promouvoir l’espace dans le strict respect de la faune et de la flore. Par cette mise en valeur de la vallée, il s’agit principalement de faire de ce lit de fleuve un lien d’articulation organique entre la ville de Rabat et de Salé, tant pour ce qui est du franchissement d’une rive à l’autre, que des lieux publics à exploiter en commun. Dès lors, la vallée du Bouregreg ne sera plus, un simple lieu de transit, mais une cité pour elle-même. Le projet s’étale sur 4 séquences, la première est dénommée “Bab Al Bahr”, “la deuxième Amwaj”.

L‘Association Bouregreg

L‘Association Bouregreg, fondée en 1986, a été dotée en 1988, du statut d’Utilité Publique.
Créée à l’initiative de citoyens originaires de Salé, de citoyens résidants ou y travaillant et de personnalités d’envergure nationale, elle s’est rapidement hissée au rang des acteurs les plus dynamiques d’une société civile moderne et consciente des enjeux du développement local.

Objectifs fondamentaux :

Oeuvrer pour l’ancrage des valeurs d’une société moderne et démocratique, pour l’appui de
la recherche scientifique, pour la divulgation des valeurs d’ouverture, de tolérance et de solidarité. Contribuer au développement et à la mise à niveau de la ville de Salé et de sa région, œuvrer pour la réduction des disparités sociales et pour l’intégration des populations les plus défavorisées. Libérer et encadrer les dynamiques et créer des espaces et possibilités d’expression, de créativité et de prise d’initiatives.

Moyens et Méthodes :
Mettre en place des programmes et plans d’action s’inscrivant dans le Projet de développement du Royaume initié par Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, ainsi que dans les résolutions prises par la communauté internationale, déclinés localement sur la base des spécificités de la région et ceci, grâce en partie au bénévolat et au partenariat.
Faire de l’Association un espace ouvert pour le débat public, la réalisation de diagnostics et
la formulation de propositions concrètes et réalistes relatives aux grandes problématiques et aux grandes questions qui se posent à la ville et à sa région.

De même, et depuis sa constitution, l’Association oeuvre pour l’encouragement de toute action menée dans le cadre de la coopération internationale, et ce à travers des conventions de partenariat avec des institutions et des associations internationales qui mènent leurs activités dans des domaines sociaux et scientifiques variés. Par ailleurs, l’Association multiplie les activités co-organisées à même d’enrichir le tissu associatif.

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